Français  English
Devise :

Votre panier

0 produit

Catalogue

 
Arpège 2008
9,00 €
Arpège 2008

Référence bussiarp

Producteur : Bussière (Guy)

Cépage Chardonnay et Aligoté - région Bourgogne - Vin blanc sec et structuré - Bouteille de 75 cl - Appellation Bourgogne -

Assemblage original de Chardonnay et d'Aligoté

Vin bio certifié Ecocert/Demeter

A lire
http://lapassionduvin.com/phorum/read.php?9,505517,505517#msg-505517


Vendange manuelle, caisses en bois (pas d'égrapage des raisins, donc pas d'oxydation)
Le tri à la vendange ? Le meilleur tri, c'est de ne pas avoir à trier ... et ça marche.
Pas d'égrapage. La vendange entière est foulée aux pieds : ce n'est pas pour le folklore, c'est la méthode ancestrale permettant de conduire la fermentation. Selon l'intensité et la fréquence des foulages, on accélère ou on ralentit l'activité fermentaire. Lors de la fermentation, faire confiances aux levures indigènes: Ne pas oublier que le bois (pressoir, cuve) est le meilleur allié des levures, elles se conservent d'une année sur l'autre dans les interstices du bois.

Lors de l'élevage
- Fûts de chêne pour le pinot et le chardonnay.
- Cave voûtée sur terre-battue
- Soutirage avec le minimum d'aération et de manupulation.
- Pas de collage, pas de filtration. Aucun apport de SO2 durant l'élevage et à la mise en bouteille, donc pas de SO2 libre (celui qui donne mal à la tête).
- Blanc ou rouge, la fermentation malo-lactique doit être achevée avant la mise en bouteille. Délai ?... un certain temps !!
De quelques semaines (2003) à 10 mois (1999) selon les capacités des ferments lactiques.

Pour la petite histoire...

Il est des jours où l'on regrette les routes départementales, ce mercredi de juin ne fut pas de ceux-là. A 20 minutes de la fameuse "côte" se nichent quelques arpents de vigne sur les coteaux de la Saône. Ah! pas grand chose, 2 hectares seulement mais des parcelles jardinées par Guy Bussière en biodynamie. Ces vignes, plus de 50 ans pour les 2/3, n'ont jamais connu la chimie. Guy a toujours connu son père, la pioche à la main, travailler ses vignes bon pied bon oeil jusqu'à 92 ans.
Etouffant dans son travail de bureau dans l'industrie agro-chimique, Guy Bussière a choisi à 50 ans de revenir au pays et de poursuivre l'oeuvre de son père et de son grand-père, un choix courageux qui mérite le respect. L'amour de cette terre l'a conduit naturellement, c'est le cas de le dire, à ne pas recourir aux produits de synthèse, pourtant si pratiques mais ô combien dévastateur pour sa richesse.
La pioche a été troquée contre un motoculteur, quelques cuves, un vieux pressoir et quelques barriques et voilà Guy lancé dans l'aventure de la cave particulière. Les débuts furent très difficiles car il ne vend presque rien sur place. Les locaux préfèrent acheter une bouteille issu d'une viticulture quasi industrielle avec marqué "Bourgogne" sur l'étiquette plutôt que de condescendre à boire un "Val de Saône". Et pourtant, il n'a rien à envier à pas mal de crus de la "Côte". Des exportations vers le Japon l'aideront à passer le cap difficile, un agence sur Paris prendra le relais et permettra de faire connaître le domaine auprès des bars à vins. Se rajoutent quelques professionnels comme Vins Etonnants et la production s'écoule maintenant correctement. Guy envisage maintenant de replanter, d'investir en matériel et même d'embaucher un salarié !

La vigne semble être reconnaissante de ce respect. Guy, dans son humilité naturelle, reconnaît avoir fait des erreurs dans ses vinifications ou ses plantations. Le résultat n'était parfois pas à la hauteur de ses espérances, mais le vin a toujours finit par bien se goûter après une période plus ou moins longue. La forme présentait parfois des défauts, le fond était là et ce dernier a toujours pris le dessus à un moment ou à un autre.

Guy Bussière est également distillateur. Il a hérité de l'alambic à feu continu de son père, acheté en 1946. Une semaine dans l'année est consacrée à la distillation. Il produit un délicieux marc que nous ne pouvons distribuer pour un problème d'accises mais son ratafia (asemblage de jus de Gamay non fermenté et de son marc) est disponible.

Le "coteau du Val de Saône" domine la Saône sur sa rive droite, au niveau de l'Abbaye de Cîteaux avec une orientation similaire à la fameuse "côte" si prestigieuse.
Si l'on vous dit que la vigne ne se plaît que sur les sols calcaires et secs... n'en croyez rien. Ici les sols sont formés de marnes et d'argiles profondes sans la moindre trace de calcaire et la vigne s'y épanouit depuis plus de sept siècles.
La "Vouivre", ce serpent mythique de nos ancêtres celtes, affleure tout au long du coteau, libérant ses énergies telluriques sous forme de sources actives durant la période hivernale. Dans les bancs de minerais inclus entre les argiles, les racines de la vigne puisent une minéralité originale.
L'industrialisation, le chemin de fer, le phylloxéra ont eu raison de ce vignoble, céréales et cassis occupent maintenant l'espace.

5 cépages sur le domaine, Aligoté, Melon, Chardonnay, Gamay et Pinot Noir.


L'Aligoté a une réputation de cépage "tout terrain". Celle ci n'est pas usurpée puisqu'il est aussi à l'aise ici que sur les calcaires des hautes-côtes, sauf qu'ici il puise dans les argiles une complexité lui donnant une longueur en bouche et une aptitude au viellissement, inhabituelles pour ce cépage.













Le Melon est l'enfant du pays. Dès le 13ème sciècle, donc bien avant de migrer en Val de Loire sous le nom de Muscadet, il couvre le coteau du val de Saône. Il n'en reste plus que quelques arpents à ce jour, raison de plus pour le maintenir sur ces terres.
Il est particulièrement adapté aux sols argileux et humides. Le Melon n'exprime bien son potentiel que par la taille en cordons (taille en baguette : formation de gros raisins et risque de pourriture)











C'est dans le Val de Saône, d'Ecuelle à Glanon, complanté exclusivement de Melon, parce que seul il s'y comporte bien, que ce cépage acquiert plus de qualité et de renom qu'en tout autre point de la Bourgogne.

Historique et origine
Le Melon est un cépage bourguignon depuis très longtemps; il était cultivé sous les Ducs de bourgogne au XIIIème siècle et très connu et estimé par le vigneron. Vers cette époque, il passe dans la Franche-Comté et, au XVIème siècle, il y était si répandu que, le 1er décembre de l'an 1567, Philippe II, roi d'Espagne, comte de Bourgogne, "défend par advis de son gouvernement du Comté, de planter et d'édifier de nouveaux Gamez, Melons" (Recueil des anciennes ordonnances de la Franche-Comté). Malgré cela, J. Bauhin, en 1650, le décrit comme un cépage des plus répandus; sa popularité va lui nuire. Les Moines possèdent et tirent de gros revenus des clos plantés des Pinots; ils ne veulent pas que le vin de Melon commun et abondant diminue l'écoulement du vin noble et déprécie les prix. Capucins et avocats agitent tour à tour le spectre de la famine et de la mévente, et le font proscrire; dans les annales d'Arbois, de Salins, de Besançon, de Dijon, nous retrouvons toutes les péripéties de la lutte. Les Parlements de Bourgogne, de Franche-Comté édictent la destruction du plant de 1700 à 1731. Le rusé vigneron sauve son plant, le débaptise et affuble de son nom son concurrent le plus redoutable, le Pinot Chardonnay, qui est détruit à sa place.


Source : Ampélographie, P. Viala et V. Vermorel, 1905





Le Chardonnay est un nouveau venu du terroir. Planté depuis une dizaine d'années seulement, les premiers millésimes laissent augurer un bel avenir.

 
















Le Gamay
Sur le terroir du Val-de-Saône, ce cépage rouge n'exprime son fruité que lors de macérations courtes. Il est donc réservé à la production de rosé.




















Le Pinot Noir
Ce cépage fragile à maturité rapide s'épanouit au mieux sur les sols bourguignons.
A rendement assez faible, il produit sur ce coteau une vin d'une grande richesse aromatique.

 

Ce produit est actuellement en rupture de stock. Vous ne pouvez pas le commander.

>> Cliquez ici pour être informé de la disponibilité future de ce produit

 Nous contacter pour une date de disponibilité

9,00 €