Dimanche à la Campagne 2009
Référence engdc
Cépages Merlot et Syrah - région Sud Ouest (Ariège) - vin rouge fruité - bouteille de 75cl - Vin de Pays d'Ariège - garde : jusqu'en 2012 pour le boire sur le fruit - température de service : 15-16° - servir sur cochonnailles, grillades, poulet rôti...
Fidèles à notre rôle de défricheur, nous avons rencontré Philippe Babin au salon Millésime Bio en 2006 pour goûter leurs 2004 puis en 2007 pour découvrir le millésime 2005. Nous avons décidé de franchir le pas car la qualité est au rendez-vous. La tentation est grande, pour ces créateurs de vignoble de céder au sirènes du "vin pour touristes" mais conscients de remettre en place un élément de la biodiversité qui avait disparu, ils ont tout naturellement choisi de travailler en bio, respectant de cette manière l'équilibre d'un sol qui n'a jamais connu de produits chimiques et de s'inscrire dans une démarche qualitative. 10 ha de vignes en tout sont plantés sur les terrasses des contreforts pyrénéens, à l’exacte rencontre des influences méditerranéennes et océaniques. Le respect des méthodes traditionnelles ancestrales guide leur travail : rendements faibles pour préserver le cep, vendanges manuelles, vinification par gravité pour préserver le fruit, tous les vins sont élevés en barriques.
Vin d'entrée de gamme sur le fruit et le plaisir. 2/3 Merlot et 1/3 Syrah vinifiés ensemble.
Plutôt que de longs discours des images sur http://www.ariegenews.com/news/news-1-17-1235.html !! Avec en prime les belles bacchantes de Philippe Babin. ;-)
Lot de 2 bouteilles de 75cl
Historique de la viticulture à Engraviès
La plus ancienne mention écrite relative au vignoble Ariégeois date de 1225 : sentence arbitrale rendue par Aymeric Palhers, juge de Toulouse, portant sur des taxes imposées au transport des vins de Pamiers. Les vins sont exportés vers Bordeaux, par voie d’eau sur l’Ariège puis sur La Garonne. Quelques documents évoquent également la qualité de ces vignobles puisqu’en 1310, Philippe Le Bel se fait envoyer des vins de Pamiers. « Les vignes qui sont aux environs du Mas-d’Azil, de Foix, et surtout celles qui sont sur les Coteaux d’Engraviès, de Vira et de Teilhet, donnent des vins plus agréables et plus délicats , mais les vignobles n’y sont pas considérables » extrait de l’ouvrage Ebauche (1802). La monarchie de Juillet, décide d’aider à la formation rurale par la création des fermes-écoles dans chaque département. Le 28 juillet 1849, le domaine de Royat, sur la commune de Montaut, est retenu pour le département de l’Ariège. Royat qui a donné son nom à un procédé de taille: la taille Royat.
Historique de l’exploitation
Création : couple BABIN, au sein du G.I.E des Vignerons Ariégeois
- 1998 : Première plantation, les vinifications s’effectueront dans le chai du G.I.E., à Montégut Plantaurel. Embauche d’un salarié Francesco MANGIONE.
- 2002 : En bio depuis le départ, demande de certification en 2002, le millésime 2006 sera le premier qui pourra porter le logo. Le vignoble, depuis son implantation n’a pas connu de pesticide de synthèse ou tout autre molécule chimique (insecticides ou désherbants) néfastes au bon équilibre sol /environnement/plante. La certification est garantie par l’organisme Ulase.
- 2004 : Entrée de Francesco dans l’EARL en temps que J.A. (jeune agriculteur)
- 2007 : Construction de la cave particulière sur le domaine et arrivée d’Antony TORTUL, tout juste diplômé de l’école d’œnologie de Toulouse.
Les Cépages
Syrah, Merlot, Cabernet sauvignon, un peu de Pinot noir pas encore en production. Une collection de cépages ariégeois a été implantée sur le vignoble en vue d’une expérimentation. La sélection des plants jusqu’à aujourd’hui clonale, (comme dans la majorité des domaines) va être réorientée vers de la sélection massale. Actuellement les complantations en Syrah se font avec du matériel végétal provenant du domaine Chave en Hermitage.
Le terroir
On retrouve trois principaux types de terroirs :
Les terrasses : sols de poudingues, argilo-calcaires, 350 à 450m d’altitude, terrasse à fort dévers, sols très maigres et superficiels, ce sont des terres blanches très basiques à fort pouvoir chlorosant. C’est le terroir de prédilection de la Syrah et du Merlot dans un style aérien et racé.
Bas de coteau : sols de poudingues, argilo-calcaires, 350m d’altitude, il s’agit d’une seule parcelle de Cabernet Sauvignon dont les besoins en eau sont plus importants. La profondeur de sol y est supérieure à celle des terrasses et le dévers moins prononcé. Le Cabernet Sauvignon y puise sa complexité aromatique et sa longueur en bouche.
Coteau argilo-calcaire : sols de poudingues, argilo-calcaires, 350 à 400m d’altitude, il s’agit d’une parcelle de Merlot et Cabernet Sauvignon. La profondeur de sol y est plus importante ainsi que la teneur en argile. La structure est plus plastique et compacte et moins caillouteuse. Ce terroir confère aux cépages bordelais une structure tannique opulente et un volume en bouche important.
Le climat
Le domaine est situé au carrefour de trois influences climatiques.
La dominante est méditerranéenne (fortes chaleurs, fortes maturités des sucres) induisant des précipitations très faibles (300 mm/an soit moins qu’à Montpellier) , le climat montagnard permet une conservation de l’acidité de par l’influence de l’altitude et favorise la complexité aromatique grâce à des maturations lentes. De plus les fortes amplitudes thermiques (jusqu’à 24°C de différence entre le jour et la nuit) garantissent l’obtention de maturités phénoliques avancées. L’influence montagnarde joue aussi sur un phénomène non négligeable : l’effet de Foëhn qui protège le vignoble des précipitations durant l’arrière saison qui est chaude et ensoleillée. Enfin l’influence atlantique, très légère, atténue l’effet de la sécheresse d’été (quelques orages salutaires durant le mois d’août) et permet à la vigne de ne pas subir de blocage de maturité. Ces particularités climatiques leur ont permis d’implanter et de cultiver indifféremment des cépages rhodaniens, bourguignons et bordelais et pourquoi pas dans un avenir proche languedociens.
L’esprit
Le domaine est, sur l’intégralité des vignes, mené en agriculture biologique. Tout ceci dans un unique but : favoriser une bonne alimentation de la plante et un équilibre plante /sol/environnement afin d’avoir des sols vivants et des plantes saines, moins sensibles aux maladies. Du fait d’un travail important à la vigne et de l’isolement du vignoble les traitements sont excessivement restreints. Afin de favoriser un état sanitaire excellent, de bonnes maturités et une expression intense du terroir les rendements sont minimisés, de l’ordre de 25 hl/ha. Les vins sont élaborés dans le plus pur respect du terroir : pas de produits œnologiques ou d’artifices quelconques, pas d’aromatisation en bois neuf, pas de dépouillement par collage, les sulfitages sont cantonnés à des valeurs minimes (1/3 de la dose légale).