Sylvaner 2009 Vieilles Vignes nature
Référence rietschsylnat
Cépage Sylvaner - région Alsace - vin blanc sec - bouteille de 75cl - AOC Alsace - T°de service 8-10°C - Garde sur 10 ans - accompagne gambas grillées, coquilles Saint Jacques, poissons en sauce
Un nez de pêche et de fleurs blanches, des arômes subtils et volatils, un bel équilibre entre finesse et vivacité : ce Sylvaner est un vin de plaisir, qui joue sur la délicatesse. Se goûte sec.
Simplicité et fraîcheur font de ce sylvaner le compagnon idéal des poissons, des fruits de mer et des petits plats de terroir (quiches, tarte à l’oignon…).
Sucre résiduel : 1.3 g/l
Alcool : 13,3°
Acidité totale : 5,7 g/l
pH : 3,27
Planté sur les coteaux argilo-calcaire de Mittelbergheim dans les années 70 et sur autre parcelle argilo-gréseuse de Heiligenstein, ce Sylvaner exprime toute la profondeur minérale de ses terroirs.
Vendangé le 14 octobre 2010. Rendement de 42 hl /ha.
Elevage de 9 mois en foudre, sur lies totales.
Stabilisation : filtration sur plaques de cellulose de 3.0 à 1.5 microns, sans sulfites ajoutés. S02 total : 25 mg/l – S02 libre : 8 mg/l.
Mise en bouteille au mois de juillet 2011.
A carafer légèrement avant service.
Un autre visage du Sylvaner, de vieilles vignes, une viticulture respecteuse de l'environnement et sans soufre ajouté !
Enfin bref, que du bonheur !
Culture du vignoble respecteuse de l'environnement
Enregistrer toutes ses interventions à la vigne devient de plus en plus fréquent. Le domaine Rietsch va plus loin en notant également les temps de travaux. « Entre Annelise ma soeur, Valmont mon beau-frère, Sophie, mon épouse, et moi-même, nous sommes quatre à travailler sur l’exploitation. Annelise est polyvalente. Valmont gère les vignes. Sophie s’occupe de la comptabilité. Je suis en cave et à la vente. Il faut qu’il y ait entre nous une juste répartition du travail » explique Jean-Pierre Rietsch. En 2008, le temps consacré au commercial commencera aussi à être relevé. « Beaucoup de viticulteurs vivent l’enregistrement comme une contrainte. Nous estimons au contraire que ces informations nous aident à la fois à mieux gérer les intrants et à mieux organiser le travail. Les chiffres ne nous obnubilent pas, mais ils traduisent néanmoins une réalité de terrain » poursuit le viticulteur. Tous les ans, les quatre membres de la famille analysent leurs résultats avec le centre de gestion de la chambre d’agriculture et comparent leurs chiffres avec ceux d’un échantillon. « Le regard extérieur est important. Nous tirons de tout cela des enseignements pour régler l’approche commerciale ou prévoir les travaux viticoles de l’année ».
Les vignes se situent entre Heiligenstein au nord et Andlau au sud. Elles sont toutes intégralement enherbées et conduites sur deux arcures, sans fumure, ni amendement « car les analyses de sol ne révèlent aucune carence ». Elles sont prétaillées mécaniquement, ce qui limite automatiquement la longueur des baguettes. Le rouleau Rolofaca attelé lors de différents passages (rognage notamment) a été testé en 2007. « Il a permis de gagner quinze jours de fauche » signale Jean-Pierre Rietsch. L’objectif de rendement est différent selon la destination prévue du raisin. Il est sage en vins de terroir, plus accentué en vins de cépages ou en vrac. Un ou deux produits de synthèse sont appliqués autour de la fleur, mais l’option de réduire de plus en plus les intrants trotte dans la tête de Jean-Pierre Rietsch. Cette année, il investira dans un interceps Braun afin de faire l’impasse sur le désherbage sur le rang dans les parcelles portant les vins de terroir, pour commencer. La charrue à disque qui « ouvre le sol en favorisant les échanges » continuera à être utilisée dans l’interrangs.
Déjà adhérent Tyflo, le viticulteur avoue qu’il en viendra certainement un jour au 100 % bio.« Je veux produire un vin avec une vraie identité. Je me lasse des vins trop puissants, trop sucrés, sans aucune structure minérale »« Le domaine est plus en avance dans la limitation des intrants à la cave qu’à la vigne » analyse Jean-Pierre Rietsch.
En vinification, il n’utilise ni enzyme, ni levures, ni bentonite. Il ne chaptalise quasiment pas. En 2006, il a seulement traité les premiers jus qui sont ensuite partis en vrac ou en edelzwicker. Les vins les moins riches fermentent un bon mois, ceux avec plus de matière peuvent faire jusqu’àdix-huit mois d’élevage sur lies afin de « gagner en complexité ». Le préalable est de « travailler des raisins à bonne maturité avec une faible proportion d’acide malique ». Les vins non sulfités attirent Jean-Pierre Rietsch. Pour l’instant, il sulfite encore à la mise pour avoir de 20 à 30 mg de SO2 libre pour un vin sec, de 40 à 50 mg pour un vin moelleux. Il ne filtre pas ses pinots noirs et envisage de le faire sur blancs. « J’accepte les dépôts. Un vin sec, stable, qui a fait sa malo doit se tenir. Je veux produire un vin avec ma personnalité, une vraie identité. Je me lasse des vins trop puissants, trop sucrés, sans aucune structure minérale » affirme le viticulteur. La contrepartie à ces prises de risques prend la
forme d’analyses pratiquées à un rythme soutenu avec un coût supérieur à la moyenne. Depuis deux ans, l’exploitation bouche tous ses vins, grands crus compris, avec le bouchon Diams le plus serré de la gamme qui allie « élasticité et étanchéité ». « J’ai une clientèle pour tous mes types de vin » enchaîne Jean-Pierre Rietsch. Elle se partage entre la restauration, les boutiques spécialisées, de l’export en Belgique, au Danemark et depuis 2006 aux Etats-Unis, le vrac (notamment du vin de base à crémant) vendu au printemps pour abonder la trésorerie.
Le domaine Rietsch accorde un soin particulier à l’habillage de ses bouteilles. Sur les étiquettes, la feuille de vigne, simple ou en duo, peut le disputer à une fleur, un outil à main, un taureau ou à des grains de raisins surdimensionnés admirés par des personnages lilliputiens. « Chacune est un peu une oeuvre d’art. Pour moi, l’étiquette fait partie intégrante du produit » reconnaît Jean-Pierre Rietsch. Sa réalisation est d’ailleurs confiée à une amie artiste. Jusqu’à présent, l’option deux couleurs avait la préférence du viticulteur car elle permettait d’en faire figurer plusieurs différentes sur les plaques de l’imprimeur.