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Riesling Brandluft 2010
12,00 €
Riesling Brandluft 2010

Référence rietriesbrand

Producteur : Rietsch (Pierre et Jean-Pierre)

Points cadeaux : 1

Cépage Riesling - région Alsace - vin blanc sec - AOC Alsace - T°de service 8-10°C - Garde sur 10 ans - Accompagne choucroute, baekeoffe, boudin noir, fromages persillés : ce vin accompagnera à merveille les plats riches, épicés et goûteux.

Entre arômes de pêche des vignes et notes de fruits mûrs, ce riesling développe des saveurs amples et complexes. Un vin puissant et vif, auquel une belle salinité confère droiture et longueur en bouche.

Un carafage est indispensable pour permettre au vin de donner toute sa mesure.

Sucre résiduel : 1.7 g/l
Alcool : 12,4°
Acidité totale : 7.1 g/l
pH : 3,06

Elevage de 10 mois en cuve inox, sur lies totales.Stabilisation : filtration sur plaques de cellulose de 1,5 microns.

Sulfitage léger à la mise en bouteille.

S02 total : 30 mg/l – S02 libre : 11 mg/l. Mise en bouteille au mois de juillet 2012.

Le Brandluft




 

 

 

 

 

 

 

Ample cuvette, bordée par une petite route viticole qui mène à Andlau, le Brandluft bénéficie d’une parfaite exposition Sud Sud-Est. Ses sols mêlés d'argile, de calcaire et de grès apportent d'année en année la même complexité faite de puissance et de minéralité.
Culture respectueuse de l'environnement

Enregistrer toutes ses interventions à la vigne devient de plus en plus fréquent. Le domaine Rietsch va plus loin en notant également les temps de travaux. « Entre Annelise ma soeur, Valmont mon beau-frère, Sophie, mon épouse, et moi-même, nous sommes quatre à travailler sur l’exploitation. Annelise est polyvalente. Valmont gère les vignes. Sophie s’occupe de la comptabilité. Je suis en cave et à la vente. Il faut qu’il y ait entre nous une juste répartition du travail » explique Jean-Pierre Rietsch. En 2008, le temps consacré au commercial commencera aussi à être relevé. « Beaucoup de viticulteurs vivent l’enregistrement comme une contrainte. Nous estimons au contraire que ces informations nous aident à la fois à mieux gérer les intrants et à mieux organiser le travail. Les chiffres ne nous obnubilent pas, mais ils traduisent néanmoins une réalité de terrain » poursuit le viticulteur. Tous les ans, les quatre membres de la famille analysent leurs résultats avec le centre de gestion de la chambre d’agriculture et comparent leurs chiffres avec ceux d’un échantillon. « Le regard extérieur est important. Nous tirons de tout cela des enseignements pour régler l’approche commerciale ou prévoir les travaux viticoles de l’année ».

Les vignes se situent entre Heiligenstein au nord et Andlau au sud. Elles sont toutes intégralement enherbées et conduites sur deux arcures, sans fumure, ni amendement « car les analyses de sol ne révèlent aucune carence ». Elles sont
prétaillées mécaniquement, ce qui limite automatiquement la longueur des baguettes. Le rouleau Rolofaca attelé lors de différents passages (rognage notamment) a été testé en 2007. « Il a permis de gagner quinze jours de fauche » signale Jean-Pierre Rietsch. L’objectif de rendement est différent selon la destination prévue du raisin. Il est sage en vins de terroir, plus accentué en vins de cépages ou en vrac. Un ou deux produits de synthèse sont appliqués autour de la fleur, mais l’option de réduire de plus en plus les intrants trotte dans la tête de Jean-Pierre Rietsch. Cette année, il investira dans un interceps Braun afin de faire l’impasse sur le désherbage sur le rang dans les parcelles portant les vins de terroir, pour commencer. La charrue à disque qui « ouvre le sol en favorisant les échanges » continuera à être utilisée dans l’interrangs.

Déjà adhérent Tyflo, le viticulteur avoue qu’il en viendra certainement un jour au 100 % bio.« Je veux produire un vin avec une vraie identité. Je me lasse des vins trop puissants, trop sucrés, sans aucune structure minérale »« Le domaine est plus en avance dans la limitation des intrants à la cave qu’à la vigne » analyse Jean-Pierre Rietsch.
En vinification, il n’utilise ni enzyme, ni levures, ni bentonite. Il ne chaptalise quasiment pas. En 2006, il a seulement traité les premiers jus qui sont ensuite partis en vrac ou en edelzwicker. Les vins les moins riches fermentent un bon mois, ceux avec plus de matière peuvent faire jusqu’àdix-huit mois d’élevage sur lies afin de « gagner en complexité ». Le préalable est de « travailler des raisins à bonne maturité avec une faible proportion d’acide malique ». Les vins non sulfités attirent Jean-Pierre Rietsch. Pour l’instant, il sulfite encore à la mise pour avoir de 20 à 30 mg de SO2 libre pour un vin sec, de 40 à 50 mg pour un vin moelleux. Il ne filtre pas ses pinots noirs et envisage de le faire sur blancs. « J’accepte les dépôts. Un vin sec, stable, qui a fait sa malo doit se tenir. Je veux produire un vin avec ma personnalité, une vraie identité. Je me lasse des vins trop puissants, trop sucrés, sans aucune structure minérale » affirme le viticulteur. La contrepartie à ces prises de risques prend la
forme d’analyses pratiquées à un rythme soutenu avec un coût supérieur à la moyenne. Depuis deux ans, l’exploitation bouche tous ses vins, grands crus compris, avec le bouchon Diams le plus serré de la gamme qui allie « élasticité et étanchéité ». « J’ai une clientèle pour tous mes types de vin » enchaîne Jean-Pierre Rietsch. Elle se partage entre la restauration, les boutiques spécialisées, de l’export en Belgique, au Danemark et depuis 2006 aux Etats-Unis, le vrac (notamment du vin de base à crémant) vendu au printemps pour abonder la trésorerie.

Le domaine Rietsch accorde un soin particulier à l’habillage de ses bouteilles. Sur les étiquettes, la feuille de vigne, simple ou en duo, peut le disputer à une fleur, un outil à main, un taureau ou à des grains de raisins surdimensionnés admirés par des personnages lilliputiens. « Chacune est un peu une oeuvre d’art. Pour moi, l’étiquette fait partie intégrante du produit » reconnaît Jean-Pierre Rietsch. Sa réalisation est d’ailleurs confiée à une amie artiste. Jusqu’à présent, l’option deux couleurs avait la préférence du viticulteur car elle permettait d’en faire figurer plusieurs différentes sur les plaques de l’imprimeur.

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