Alcool blanc
La maison Cazottes est, en matière d'eau de vie, ce que la haute-couture est à la mode. Pas de soufre, pas de levures ajoutées, pas d'enzymes, Laurent Cazottes laisse parler la nature. L'idéal pour lui est d'avoir ses propres arbres. Sur un poirier notamment, rien n'est mûr en même temps, il faut attendre que les fruits tombent pour avoir la maturité optimale et donc être là pour ramasser chaque jour. Quand Laurent va chercher ses poires ailleurs, c'est dans le verger bio d'un copain. Quand il cultive le sien, c'est en biodynamie. Les poires sont ensuite passerillées doucement au vent dans des cagettes. De 3-4° d'alcool potentiel, elles atteignent 8-9°. En 2005, 84 500 poires, 12 tonnes, ne rempliront que 2000 bouteilles. Chaque jour, pendant plus d'un mois, on vient prélever les plus mûres. La mécanisation est impossible, on leur extirpe la queue, les pépins et le calice. Une tonne et demie de déchets qui servira à patiner l'alambic, pour le "mettre à la poire". Le bon jus va fermenter six semaines en cuve pour transformer ses sucres en alcool, comme un poiré. Ce passerillage permet de gagner en octuosité et en gras. Comme dans le vin, avec lequel on part souvent d'un jus trouble peu ragoûtant surtout pour les liquoreux, ce jus fermenté n'invite pas à la dégustation mais la distillation épure, concentre les parfums, l'alcool et efface l'acidité. Vous comprenez maintenant mieux le prix de ses eaux de vie, véritable "esprit de poire williams"; Nous vous invitons à aller faire un tour sur http://www.restaurantlepicurien.com/epic/index.php?2006/05/23/27-laurent-cazottes
Bouteille de 35cl