Les Mal Aimés 2011
Référence croma11
Points cadeaux : 1
Vin rouge rond et fruité - bouteille de 75cl - Vin de France - Garde jusqu'en 2017 - Température de service : 16-18°- Carafage optionnel - Plats conseillés : pot au feu, cochonnailles...
Mis en bouteille à 11800 - Badens
La cuvée Les Mal Aimés est basée sur un assemblage de cépages qui ont fait la (mauvaise) réputation du « pinard » du (biiip)
Pierre Cros, c'est d'abord un caractère en acier trempé, un terroir de feu, à l'image de ce vigneron rugbyman. Le vignoble de Pierre Cros est assis sur des sols très pauvres argilo-calcaires peu profonds. En effet, la roche-mère de grès très dur remonte affleure presque à certains endroits et n'autorise que les cultures méditerranéennes de la vigne ou de l'olivier.
Sur des sols fertiles, un cépage comme l'Aramon pouvait produire des rendements de 350 hl/ha et un cep pouvait porter jusqu'à 20kg de raisin. L'amour de cette terre aride, posée sur le rocher, où la sécheresse semble plus présente qu'ailleurs, a amené M. Cros à préserver d'antiques parcelles de vieux cépages. Cette cuvée montre, un fois de plus, que des cépages réputés peu qualitatifs conduits avec des rendements faibles et des vieilles vignes peuvent donnervignes peuvent donner un vin d'un rapport qualité/prix intéressant.
Le détail sur les cépages sur
http://vins-etonnants.blogspot.fr/2013/03/les-mal-aimes-une-tuerie.html
http://1001recettes.blogspot.fr/2010/08/un-vin-de-table-dans-mon-verre-quelle.html
http://www.ladepeche.fr/article/2002/10/10/354675-badens-pierre-cros-vigneron-de-souche.html
Faites goûter ce vin à l'aveugle et dévoilez ensuite que c'est un assemblage de cépages décriés du (biiiip).
Ce nouveau millésime se présente avec un nez sur le fruit rouge et la tarte à la mûre. Bouche gourmande et gouleyante aux tanins fondus. Sans chercher le grand vin, c'est un vin qui se laisse boire très facilement sur un pot au feu par exemple.
Potentiel de garde d'une paire d'années. Température de service : 16-18°
Pierre Cros se présente...
"J’ai longtemps hésité avant de présenter mon domaine et mes vins. Peut être par pudeur ou tout simplement par peur d’être maladroit … Puis je suis arrivé à la conclusion suivante : je suis sans doute le mieux placé pour en parler. Je ne vous parlerai pas de la civilisation des Romains, des moines ou des seigneurs qui auraient pu cultiver la vigne ici avant moi…Je ne vous parlerai pas non plus de « ce Terroir de feu » car il n’existe que par la main de l’homme… Je n’ai pas non plus la prétention de vous apprendre comment déguster les vins… Quand… Avec quoi… ou pourquoi pas, Avec qui… !
J’aimerais juste préciser certains points qui dans le monde actuel du vin ont à mes yeux leur importance. Vous expliquer par exemple que je suis avant tout un paysan, un "cul terreux" peut être un peu bourru, avec mes certitudes… mes doutes aussi..., mais dans tous les cas, un homme entier. Un homme fier de ces racines… fier de rrrrouler les rrrr comme les gens du « Pays »…
Nous ne sommes pas vignerons de Père en fils… Mon grand-père Marius, puis mon père Henry, s’ils possédaient quelques parcelles de vignes, étaient avant tout les boulangers. Des Hommes qui aimaient leur métier et qui partaient livrer le pain chaque matin par n’importe quel temps dans les campagnes avoisinantes. Ils m’ont appris le respect du client, de tous les clients, et la passion du travail bien fait.
Nous n'avons pas étudié l’œnologie à l’école. Je n’ai pas non plus suivi de stage chez des vignerons stars. Mes stars à moi, celles qui m’ont appris vers la fin des années 70 les gestes essentiels du vigneron – bêcher, greffer, tailler, vendanger- je les appellais Mamie et Bon Papa. Ils savaient, croyez moi, de quoi ils parlaient, mais pourtant ce qu’ils m’ont appris de mieux, c’est l’Humilité…
Le domaine s’étend sur une cinquantaine d’hectares, mais la moitié seulement est plantée en vignes. L’autre partie est constituée de garrigues bien sûr, mais aussi d’amandiers, d’oliviers, et de chênes truffiers ; des plantations qui sont parfois l’occasion de rencontres, d’échanges avec les enfants des écoles pour leur transmettre cet amour de la nature.
Leur expliquer que cette diversité favorise d’abord la beauté des paysages puis, suivant les saisons, procure une complexité de parfums, d’arômes que l’on retrouvera ensuite dans les vins du domaine.
Le nombre de bouteilles par cuvée est limité car les rendements sont naturellement faibles, de 15 à 30 hectolitres/hectare, et j’ai fait le choix de ne commercialiser que des vins issus de raisins de mes vignes tous récoltés comme il se doit à la main, en cagette, et dans la bonne humeur. Il peut donc m’arriver quelque fois de manquer de vin de certaines cuvées. C’est frustrant, certes, mais c’est aussi le prix de la véritable authenticité… celle qui n’a pas besoin de s’afficher sur les capsules des bouteilles…
L’amour de cette terre aride posée sur un rocher où la sécheresse semble plus présente qu’ailleurs m’a amené à préserver d’antiques parcelles plantées entre 1905 et 1930. A partir des années 1980, j’ai planté des cépages préconisés par l’AOC Minervois : Cinsault, Grenache Noir, Syrah, Mourvêdre pour les Rouges et Vermentino Muscat à petits grains et Grenache en Blanc.
Dans les années 2000, poussé par le désir d’originalité et de liberté, j’ai expérimenté les cépages qui font la renommée de grandes appellations en France et dans le Monde, le pinot noir en Bourgogne, le Nebbiolo à Barolo dans le piémont italien, le Touriga National dans le Dao ou le Douro au Portugal et un chardonnay en méthode champenoise."